Dans ce paysage presque immobile du plateau de la Beauce, les trois petites vallées de l'Oeuf, de la Rimarde et de l'Essonne découpent une oasis de fraîcheur. Yèvre le Châtel sur son éperon est sans doute le plus pittoresque village de ces vallées. Passé l'ancienne chapelle St Lazare, un petit pont de pierre enjambe la Rimarde. D'ici se détache tout entier sur la silhouette du village le chevet roman de l'église St Gault qui fut, dès sa fondation du XIIe siècle, l'oratoire du château construit au XIe siècle par les évêques d'Orléans. Quatre énormes tours et des murs cyclopéens supportent un chemin de ronde à partir duquel le panorama est impressionna nt. Au coeur du village, les hauts murs de pierre calcaire cachent, entre puits et tourelles, de vieilles demeures restaurées, de verts et secrets jardins. Au sortir de la ville close, une porte flanquée de deux tours rondes indique le chemin vers le cimetière et les ruines de l'église St Lubin, construite au XVIe siècle.
Annuaire de France
album4001007.gif
Bienvenue sur le Book de Marc Mauen (Photographe) 

Passionné par la photo et photographe amateur, je recherche la beauté d'une prise de vue qui attire le regard.

Que ce soit un paysage, une personne, un animal ou un objet, il y aura toujours quelque chose à mettre en valeur.

Si vous avez des critiques ou un compliment à formuler, n'hésitez pas à me le transmettre, dans mon                       cela me permettra certainement de m'améliorer.

Photos originales 3456 X 2304.

Si une photo vous intéresse, prenez contact et nous verrons ce que nous pourrons éventuellement trouver comme arrangement.

J'espère que vous prendrez du plaisir en visitant mon book.

Merci et à bientôt

 Marc

© Copyright   Photos-Passion 2006-2009

Site optimisé 1024 x 768
Sully sur Loire
album4001006.jpg
referencement.gif
Annuaire 1
Annuaire 2
album4001005.gif
Annuaire generaliste et referencement gratuit
Referencement gratuit
TheBottin
Référencement
Photographie
Referencem ent et optimisation maximale de sites Internet !
logo-referencement-team.gif
Free Stuff screens avers graphics freebies and webmast er resource s
free_stuff.gif
1001 annuaire
banniere_photoliens.gif
Photographie sur BIG-annuaire
Annua ire-nor d-Fran ce
marqueur-logo1_fr.gif
album4001004.gif
Sélectionné par
Annuaire2site.com
Annuaire photographie
annuaire de site internet
ban.gif
banniere2.gif
Annuaire référencement
Photographie
ban1.gif
Clémentine, annuaire généraliste
clementine.jpg
album4001003.gif
album4001002.gif
Ahalia
Photographie 
Cliquez ici
Annuaire liens-link
marqueur-logo1.gif

Visiteurs depuis le 06/11/2006

Annuaire-Site-And-Blog-Avesnois
artists.gif
logohp1.gif
Meilleur site
photo scoop
468x60.gif
Photography Sites
photography-directory.jpg
vusurbw.gif
Annuaire Chiffonnette - Incontournable
animation1.gif
annuaire-francophone.net
album4001001.gif
annuaire-du-net.gif
Rate-us
annuaire-recherche-france.fr
annuaire, casino, casinos, rencontre, rencontres, credit
Annuaire généraliste francophone tout public
Dressé sur les bords de l'Indrois, Montrésor semble resté à l'écart de toute modernisatio n. En bas, les maisons en tuffeau blanc longent la rivière et remontent peu à peu le coteau. On y verra des demeures des XVe et XVIe siècles, dont une en bois, débouchant sur la collégiale et le château, tous deux Renaissance. L'ensemble est d'une très belle unité, avec ses toits de tuiles plates et tous ces détails pittoresques qui organisaient la vie d'autrefois : lavoir, fontaine, halle aux grains... Pourtant Montrésor n'eut pas toujours cet aspect bonhomme et raffiné ; au XIe siècle, Foulque Nerra, tirant profit de ce promontoire rocheux protégé au nord par un ravin et au sud par la rivière, en avait fait une puissante forteresse. C'est sur ses bases que fut édifié l'actuel château : lui aussi était plus imposant, il ne reste aujourd'hui que le corps principal.
Le petit village d'Apremont est installé sur les bords de l'Allier, à la frontière de la Bourgogne et du Berry : il est dominé par un très beau château. De la forteresse médiévale, il ne reste aujourd'hui que cinq tours crénelées, le château ayant été partiellement reconstruit au XVe siècle, puis embelli au XVIIe siècle. Il appartient à la même famille depuis 1722. Le village, avec ses maisons en grès dorés, toutes fleuries, s'étire au pied du château. Les habitations ont été restaurées ou reconstruite s dans le style médiéval, par l'industriel Eugène Schneider dans les années trente. L'ensemble est tout à fait paisible et harmonieux. Il faut visiter le château, le musée de Calèches (dans les écuries), et le magnifique parc floral qui borde le village.
Gargilesse se blottit dans la verdoyante et paisible vallée de la Creuse. Le village forme un ensemble harmonieux, avec ses vieilles maisons simples et fleuries, son château reconstruit au XVIIIe siècle et son église romane. Il faut entrer dans cette ravissante église pour y voir les fresques de la crypte et surtout les chapiteaux décorés. Très sensible au pittoresque de ce village et à la beauté de son environnemen t naturel, George Sand s'y installa et en fit le théâtre de nombreux romans. Sa maison, transformée en musée, se trouve dans le bas du bourg. Gargilesse accueillit aussi beaucoup de peintres, parmi lesquels Monet, Théodore Rousseau, Osterlind... Aujourd'hui, de nombreux artistes habitent le village.
Fermé par une double ceinture de remparts, en partie intacts, St Benoit a conservé de son passé médiéval une porte fortifiée, un beffroi du XIVe siècle et un ancien chemin de ronde. A l'extrémité du promontoire, un prieuré bénédictin offre la vue sur la vallée. L'église à trois nefs du début du roman, renferme des chapiteaux et une cuve baptismale du XIe siècle. Dans le coeur du village, les maisons des XVe et XVIe siècles bordent les rues étroites souvent en pente raide : le logis du Gouverneur et la maison de l'Argentier, au linteau sculpté, sont les plus remarquables. Autour du vieux village, les constructions contemporain es et les jardins de Fontbraux ont été dessinées par des architectes et des paysagistes de renom, qui ont su concilier patrimoine et modernité
Situé au coeur de la Touraine, dans la pittoresque vallée de la Manse, le village de Crissay est plein de charme. Les maisons sont magnifiques, notamment celles de la place des XVe et XVIe siècles. Construites en tuffeau, cette belle pierre blanche de Touraine, elles ont conservé des fenêtres à meneaux et de beaux toits d'ardoises agrémentés de lucarnes ouvragées. On peut ensuite, en passant sous la poterne, grimper jusqu'aux ruines du château du XVe siècle. A droite, l'église date de 1527. Crissay saura vous séduire avec le charmant désordre de ses rues, ses jardins, ses petits murs fleuris. C'est un adorable village campagnard qui a su garder toute son authenticité.
(en Maya, Chi veut dire "bouche", Chén veut dire "puits" et Itza est le nom du peuple qui fonda la ville en l'an 534 ap JC)

Chichén Itza se trouve au nord de la province de Yucatán à 120 km de Mérida. A partir du Xème siècle, Chichén Itza reprend son rôle de centre religieux et culturel du Yucatán. Des civilisations par exemple, les Toltèques ou les Mayas, y vivaient. Des envahisseurs non Mayas, les Itzás, provenant du plateau central et de la côte du golfe, sous le commandement de chefs toltèques apportèrent de nouvelles conceptions religieuses, sociales et artistiques, telles que les cultes astraux, les sacrifices humains, la suprématie des guerriers. Mais le site fut abandonné fin du Xème siècle.

Les principaux monuments sont la pyramide de Kukulkán (nommée aussi El Castillo), un jeu de paume et le temple des Jaguars. La juxtaposition des serpents à plumes Toltèques et de divinités Mayas, la figuration de dignitaires Toltèques et Mayas dans les fresques montrent que la greffe des deux civilisations fut admirablement réussie.

De plus, on retrouve un énorme puits naturel, le Cenote Sagrado, aux parois verticales d'une profondeur de 20 mètres. Lors de sécheresses, les Mayas y faisaient des sacrifices humains, surtout des femmes et des enfants pour les dieux, au cours de cérémonies religieuses. On y a aussi découvert des disques d'or ciselés au fond de celui-ci qui reflètent l'art sublime de l'artiste Maya dans la ciselure, mélangé aux motifs inspirés des Toltèques.
La fondation de la cité semble remonter à 564 comme l’indique certaines inscriptions. La cité maya de Cobà, dont l’apogée se situe vers 650 utilisait le site de Tulum comme un important port de pêche et peut être aussi de commerce pour les échanges vers d’autres cités de la région. Des artefacts en silex, des poteries de la péninsule du Yucatan, des objets en obsidienne ou en jade du Guatemala et des grelots et anneaux encuivre du plateau central mexicain, démontrent l’importance de ces échanges. La structure 59 montre également l’empreinte du style de l'époque classique maya.

Mais la majeure partie des vestiges datent de la période postclassique tardive, c'est-à-dire après 1200. Certaines fresques découvertes à l'intérieur des bâtiments laissent suggérer une influence mixtèque.

De récentes analyses tendent à démontrer que Tulum eut un rôle majeur du XIIIème au XIVème siècle. L’archéologue Ernesto Vargas a montré que la cité se trouvait stratégiquement placée entre les provinces (kuchkabaloob) de Cochuah et Cozumel, ce qui, si on ajoute son édification sur le point le plus élevé de la Côte et son système de murailles défensives, l’ont placé dans un lieu inévitable pour n’importe quelle route commerciale et pour l’exploitation des importantes ressources maritimes de la région. Ernesto Vargas pense que Tulum était une cité (batabil) indépendante des autres cités de la région.

Comme le montre les fresques peintes et certains bas-reliefs, Tulum semble avoir été un site majeur dédié au culte du Dieu-Plongeur.
Double-cliquez ici pour éditer le texte.
Il s’agit du site le plus important de la péninsule du Yucatán qui ne peut être comparé qu’avec Chichen Itza son éternelle rivale. La Cité s’étendait sur 70 km² et développa un réseau de 45 chemins (sacbeob) permettant de circuler dans les différents ensembles mais aussi de se rendre vers les territoires sous tutelle de la Cité. Le sacbe (chemin) de Yaxuna mesurait 100 km. Les archéologues pensent que Cobá aurait eu une population de 50,000 habitants (et peut être plus) lors de son apogée.

Le site aurait été occupé par des groupes humains dés le Ier siècle avant J-C. comme l’indique les traces de plateformes basses et de constructions en bois et en palmier et les datations des céramiques les plus anciennes. Mais la population du site a commencé à croître réellement à partir du Ier siècle après J-C.

Néanmoins la majorité de la Cité fût construite au milieu de l'Ère Classique de la civilisation (entre 500 et 900 après J-C.). La plupart des glyphes inscrits sur les stèles de la Cité datent du VIIème siècle. Entre 200 et 600 Cobá devint l’une des plus grandes et puissantes cités de la civilisation maya. Elle semble avoir exercé un très fort contrôle territorial sur tout le Nord de l’actuel Etat du Qintana Roo et sur l’Est du Yucatán.
Riche financier auprès du roi Louis XII, noble en vertu des fonctions qu'il exerce, Gilles Berthelot se doit de constituer son propre fief. Les premières traces écrites de la construction datent de 1518. Plus vraisemblablement les travaux ont en fait débuté en 1514.

Il s'agissait alors d'ériger un château largement inspiré par le raffinement de la Renaissance italienne. Berthelot conserve une partie des fondations héritées de la forteresse médiévale, mais le terrain est rendu instable par l'Indre. Il lui faut donc assécher le sol. Dès 1519, le chantier du nouveau château est relativement avancé. Menacé par la répression que mène François 1er contre certains membres de la grande bourgeoisie d'affaires au service du royaume, Berthelot doit s'enfuir à Metz en 1527, laissant un château inachevé.

Après avoir confisqué le domaine, François 1er le confie en juin 1528 à Antoine Raffin, capitaine des gardes, qui a combattu à ses côtés à Pavie. Le château ne sera effectivement occupé par son nouveau propriétaire qu'en 1547, après avoir été en grande partie délesté de ses richesses par un intendant peu délicat.

La petite-fille de Raffin, Antoinette, s'installe à Azay en 1583, dans le contexte troublé des Guerres de Religion, après avoir été dame d'honneur à la Cour auprès de Marguerite de Valois. Fortunée, Antoinette redonne son éclat au château, qui sera tour à tour remis au goût du jour, puis délaissé par ses héritiers.
Françoise de Souvré épouse son fils Arthus, avant de devenir gouvernante du futur Louis XIV .

En 1791, le domaine d'Azay trouve l'acquéreur par qui viendra son renouveau. Rompu aux techniques de rationalisation agricoles encore balbutiantes, Charles de Biencourt s'attache avant tout à la modernisation des parties servant à l'exploitation. En 1825 son fils, Armand François, se lance dans la restauration du château. L'entreprise bénéficie dès 1840 des subsides des Monuments historiques.
En 1845, la dernière tour subsistant de l'ancienne forteresse est remplacée. En 1899, le dernier marquis de Biencourt doit céder le château, racheté par l'Etat en 1905. De nouveaux travaux de rénovation sont entamés dès 1907.A la fois musée et monument historique, le château d'Azay-le-Rideau s'impose aujourd'hui comme un des lieux de mémoire essentiels du Val de Loire.
Le château de Sully-sur-Loire, avec ses hautes tours et ses douves profondes, est un superbe exemple de forteresse médiévale. Il fut édifié à la fin du XlVe siècle sur un site qui, depuis l'époque gallo-romaine, commandait l'un des rares franchissements de la Loire.

Le plus célèbre de ses propriétaires fut Maximilien de Béthune (1560-1641), premier duc de Sully et grand ministre du roi Henri IV.

C'est lui qui créa le parc, agrandit et restaura la forteresse d'origine, et fit renforcer les digues pour protéger la ville des crues du fleuve.

Pendant quatre siècles, le château est resté dans la famille des descendants de Sully. Classé Monument Historique, il est, depuis 1962, propriété du Département du Loiret, et a bénéficié de nombreuses restaurations.

Il recèle un grand nombre de tapisseries, peintures, sculptures, pièces de mobilier et curiosités architecturales, notamment : la Tenture de Psyché, ensemble de six tapisseries monumentales du XVIIème siècle, plusieurs tableaux (Henri IV, portraits d'ancêtres et héritiers de Sully), le tombeau de Sully et de sa seconde épouse, du mobilier Louis XIII et Louis XIV...

Des hôtes illustres passèrent à Sully... Si Henri IV ne vint jamais au château, celui-ci n'en reçut pas moins de très illustres hôtes. Louis XIV et Anne d'Autriche, accompagnés de Mazarin, s'y réfugièrent en mars 1652, en pleine Fronde.

Le maréchal de Turenne y séjourna la même année, peu avant la bataille de Bléneau ou il allait défaire les troupes de Condé.



La chambre d'apparat, dans la partie est du "Donjon", rappelle cette période avec son mobilier Louis XIV. En 1716 et 1719, le château sert d'asile à Voltaire, exilé par le Régent dont il avait brocardé les moeurs.

Six siècles après leur édification, les combles du "Donjon", niveau défensif de l'ancienne forteresse, témoignent encore éloquemment de l'art des compagnons de l'Orléanais.

Cette charpente en berceau brisé, d'un exceptionnel état de conservation, est un véritable chef-d'oeuvre qui impressionne tant par son volume, son esthétique, que par son haut degré d'élaboration technique.


Ussé surplombe l'Indre. Il est construit à mi-coteau, sur le flanc sud de la vallée. Sa silhouette découpée évoque un château de conte de fée et aurait inspiré Charles Perrault pour le décor de la Belle au bois dormant.
Il est situé à la lisière de la forêt de Chinon. Cet écrin de verdure le met particulièrement en valeur. Ussé se trouve sur la commune de Rigny-Ussé, petite ville située à une dizaine de kilomètres au nord du château de Chinon. La route qui y mène traverse le village d' Huismes. Vers l'ouest, au bord de l'Indre se trouve le château d' Azay le Rideau et au bord de la Loire celui de Langeais. Tout deux ne sont distants que d' une douzaine de kilomètres.

La seigneurie et les terres d'Ussé où existe déjà un château médiéval, deviennent la propriété, au XVème siècle, de la famille de Bueil, une famille qui s' est particulièrement illustrée durant la guerre de Cent Ans. C'est Antoine de Bueil qui entreprend la reconstruction du château dans les années 1460. Seigneur d' Ussé en 1456, il épouse en 1462 Jeanne de Valois, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel. La demi-soeur de Louis XI, lui apporte en dot 40000 écus d'or.

Malgré cette somme considérable. Antoine de Bueil, très endetté, vend en 1485 son domaine d'Ussé à Jacques d'Espinay. Celui-ci, d'origine bretonne, est le fils du chambellan de François II de Bretagne. Jacques d'Espinay exerce lui-même la fonction de chambellan auprès de Charles VIII puis de Louis XII, et il accède à celle de grand maître de l'hôtel de la reine. Il poursuit les travaux du château et, en 1521, il fonde la collégiale d'Ussé, destinée à servir de chapelle funéraire pour sa famille.

Après sa mort, son fils Charles et sa belle-fille Lucrèce de Pons poursuivent les travaux. La consécration de la chapelle, dédiée à sainte Anne, a lieu le 11 août 1538, alors que René a succédé à son père depuis quatre ans comme seigneur d'Ussé.

A son tour très endetté, René d'Espinay vend le domaine à Suzanne de Bourbon en 1557. Plusieurs propriétaires se succèdent alors. Parmi ceux-ci figure le gendre de Vauban ; le grand ingénieur fit d'ailleurs à Ussé de nombreux séjours. En 1807 Ussé est acheté par le Duc de Duras et, jusqu'en 1813, c' est la résidence de la Duchesse de Duras, une amie de l' écrivain Chateaubriand qui a rédigé ici une partie de son grand ouvrage, les Mémoires d' Outre Tombe. Le domaine appartient aujourd'hui'hui au marquis de Blacas, petit-fils du fondateur du musée égyptien au Louvre.
Alice 007
referencement site
Petites annonces
Amfibi Annuaire
Annuaire Fr
Annuaire Net
(en Maya, Chi veut dire "bouche", Chén veut dire "puits" et Itza est le nom du peuple qui fonda la ville en l'an 534 ap JC)

Chichén Itza se trouve au nord de la province de Yucatán à 120 km de Mérida. A partir du Xème siècle, Chichén Itza reprend son rôle de centre religieux et culturel du Yucatán. Des civilisations par exemple, les Toltèques ou les Mayas, y vivaient. Des envahisseurs non Mayas, les Itzás, provenant du plateau central et de la côte du golfe, sous le commandement de chefs toltèques apportèrent de nouvelles conceptions religieuses, sociales et artistiques, telles que les cultes astraux, les sacrifices humains, la suprématie des guerriers. Mais le site fut abandonné fin du Xème siècle.

Les principaux monuments sont la pyramide de Kukulkán (nommée aussi El Castillo), un jeu de paume et le temple des Jaguars. La juxtaposition des serpents à plumes Toltèques et de divinités Mayas, la figuration de dignitaires Toltèques et Mayas dans les fresques montrent que la greffe des deux civilisations fut admirablement réussie.

De plus, on retrouve un énorme puits naturel, le Cenote Sagrado, aux parois verticales d'une profondeur de 20 mètres. Lors de sécheresses, les Mayas y faisaient des sacrifices humains, surtout des femmes et des enfants pour les dieux, au cours de cérémonies religieuses. On y a aussi découvert des disques d'or ciselés au fond de celui-ci qui reflètent l'art sublime de l'artiste Maya dans la ciselure, mélangé aux motifs inspirés des Toltèques.
La fondation de la cité semble remonter à 564 comme l’indique certaines inscriptions. La cité maya de Cobà, dont l’apogée se situe vers 650 utilisait le site de Tulum comme un important port de pêche et peut être aussi de commerce pour les échanges vers d’autres cités de la région. Des artefacts en silex, des poteries de la péninsule du Yucatan, des objets en obsidienne ou en jade du Guatemala et des grelots et anneaux encuivre du plateau central mexicain, démontrent l’importance de ces échanges. La structure 59 montre également l’empreinte du style de l'époque classique maya.

Mais la majeure partie des vestiges datent de la période postclassique tardive, c'est-à-dire après 1200. Certaines fresques découvertes à l'intérieur des bâtiments laissent suggérer une influence mixtèque.

De récentes analyses tendent à démontrer que Tulum eut un rôle majeur du XIIIème au XIVème siècle. L’archéologue Ernesto Vargas a montré que la cité se trouvait stratégiquement placée entre les provinces (kuchkabaloob) de Cochuah et Cozumel, ce qui, si on ajoute son édification sur le point le plus élevé de la Côte et son système de murailles défensives, l’ont placé dans un lieu inévitable pour n’importe quelle route commerciale et pour l’exploitation des importantes ressources maritimes de la région. Ernesto Vargas pense que Tulum était une cité (batabil) indépendante des autres cités de la région.

Comme le montre les fresques peintes et certains bas-reliefs, Tulum semble avoir été un site majeur dédié au culte du Dieu-Plongeur.
Il s’agit du site le plus important de la péninsule du Yucatán qui ne peut être comparé qu’avec Chichen Itza son éternelle rivale. La Cité s’étendait sur 70 km² et développa un réseau de 45 chemins (sacbeob) permettant de circuler dans les différents ensembles mais aussi de se rendre vers les territoires sous tutelle de la Cité. Le sacbe (chemin) de Yaxuna mesurait 100 km. Les archéologues pensent que Cobá aurait eu une population de 50,000 habitants (et peut être plus) lors de son apogée.

Le site aurait été occupé par des groupes humains dés le Ier siècle avant J-C. comme l’indique les traces de plateformes basses et de constructions en bois et en palmier et les datations des céramiques les plus anciennes. Mais la population du site a commencé à croître réellement à partir du Ier siècle après J-C.

Néanmoins la majorité de la Cité fût construite au milieu de l'Ère Classique de la civilisation (entre 500 et 900 après J-C.). La plupart des glyphes inscrits sur les stèles de la Cité datent du VIIème siècle. Entre 200 et 600 Cobá devint l’une des plus grandes et puissantes cités de la civilisation maya. Elle semble avoir exercé un très fort contrôle territorial sur tout le Nord de l’actuel Etat du Qintana Roo et sur l’Est du Yucatán.

aDépart de Bangalore, seulement quelques heures de repos après notre vol et nous partons pour notre première journée en Inde.
Nous avons réservé une voiture avec chauffeur (Chella) de la société MOKSHA TOURS.
Nous sommes dans un autre monde, rien n'est comparable à l'Europe, la circulation est dense et se fait aux coups de klaxon. Impossible de rouler sans lui...
Sur le trajet, nous sommes déviés dans des chemins de terre car un accident d'un camion citerne à gaz à eu lieu sur la route principale.
Après 5 à 6 heures de route (moyenne +- 40 km/h, dû à la densité de circulation et l'état des routes à certain endroit), nous arrivons à Halebid.

Halebid
Halebid, qui signifie "vieille capitale", fût la première capitale de la dynastie des Hoysala. Bien sûr, leur marque se retrouve dans le plan en étoile et la finesse des sculptures. Tous les temples sont ouverts du lever au coucher du soleil.

Le temple de Hoysaleshera : Une merveille architecturale. Entrée gratuite.
Il ne déroge pas à la règle, c'est un véritable travail d'orfèvre. Mieux vaut le visiter le matin pour bien profiter de l'intérieur, car sa seule ouverture donne sur l'est. Contemporain de celui de Belur, il ne fût jamais achevé. La différence est qu'il s'agit ici, en fait, de deux sanctuaires accolés et reliés par une salle hypostyle. L'un des temples est dédié à Shiva, l'autre à Parvati, chacun étant gardé par un taureau (nandhi). Des centaines de frises entourant le temple illustrent des épisodes du Mahabharata.

Le temple de Kedareshvara : Superbe temple dédié à Shiva. Plus petit que celui de Hoysaleshera, mais dans le même style, construit la même année, avec le même plan en étoile et des statues d'une extrème finesse, peut-être encore plus belles. Entre autres, un somptueux Krishna dansant et un magnifique Ganesh.

Les temples jaïns : Un ensemble de trois très beaux temples, dont les piliers, entre autres, sont typiques du style jaïn. En entrant, on voit d'abord le temple de Parshvanatha, avec une statue du 23e tirthankara de 4,5m, coiffée d'un cobra à sept capuchons. Les piliers en stéatite reflètent des illusions d'optique lorsqu'on lève les bras et qu'on les agitent. Essayez donc! De même en donnant des pichenette sur les deux derniers piliers avant d'arriver au sanctuaire, on peut jouer de la musique. A gauche, le petit temple d'Adinatha, le premier tirthankara, père de Gomateshvara (la fameuse statue de Sravanabelagola). Et encore à gauche, le temple de Shantinatha, le seizième tirthankara, où les superbes piliers (toujours en stéatite) ressemblent à du granit tellement ils ont été polis.

Belur
Le temple de Chennakeshava : Une pure merveille. Construit par la dynastie des Hoysala en 1133 pour marquer une victoire sur une tribu voisine, après s'être affranchie des Chalukya de Badami. Plusieurs caractéristiques de l'art Hoysala s'y retrouvent. Tout d'abord, le temple est surélevé et le plan du sol est celui d'une étoile, ce qui permet, grâce aux nombreux recoins, d'augmenter considérablement la surface sculptable. Ensuite, les 48 colonnes qui forment le hall sont toutes uniques, et pouvaient, au moment de la construction, pivoter sur elles-mêmes. Un gopuram surmontait le temple, mais trop lourd, il écrasa en partie le toit et fût donc retiré. Enfin, ce hall est surmonté d'une superbe coupole à clé pendante. Les apsaras, aux quatre coins, possèdent toutes des éléments mobiles indépendants de la statue, montrant, si besoin était encore, le génie des sculpteurs de ce temple. Mais ce qui fait la réputation de Belur ce sont sans doute les bas-reliefs des danseuses, d'une très grande grâce, accrochées à la corniche en haut des colonnettes, à l'extérieur du sanctuaire, et inclinées de façon à vous regarder. Le thorana (porte d'entrée du sanctuaire), avec ses danseuses célestes et ses démons protecteurs, est tout aussi typique du style Hoysala. La finesse des sculptures est due à la propriété extraordinaire de la stéatite, pierre facile à travailler quand elle est jeune et qui durcit ensuite au contact de l'air. Le gopuram au-dessus de la porte d'entrée du temple a été érigé au XIVe siècle par les Vijayanagar.

Nous terminons la journée par un repas dont voici les plats, Mushroom fried rice with noodles, Paneer fried rice with noodles avec deux boissons et deux cafés le tout pour 142 roupies ( 2,84 euros).
Nous trouvons l'hôtel à Belur où nous passerons la nuit, le Vishnu Regency.
A notre arrivée à Sravanabelagola, nous sommes abordés par de nombreux vendeurs, ceux-ci essayent de nous vendre des chaussettes pour la visite du sanctuaire.
A l'entrée c'est l'éternel retrait des chaussures ce que nous faisons comme tous les fidèles, nous sommes au pied de la montagne, prêt à monter les 612 marches qui ont été taillées dans le rocher.
L'ascension est assez difficile sous le soleil avec les dimensions des marches inégales, celles-ci sont chaudes mais assez supportables.
Par contre à la fin de la visite lorsque nous devons redescendre pour rejoindre notre chauffeur, c'est la fournaise, les marches sont bouillantes et nous brûlent littérallement la plante des pieds, nous comprenons maintenant le sens des vendeurs de chausettes ...

Sravanabelagola
Célèbre pour sa statue d'un saint Jaïn, Bahubali, qui renonça à son trône royal après s'être battu avec son frère et avoir compris qu'une victoire physique serait vaine. Il adopta une vie de méditation. Egalement un beau réservoir d'eau en pierre et un temple sur la Chandragiri Hill.

La statue de Gomateshvara : Vieille de plus de mille ans et sculptée dans un seul bloc, haut de 17 m, perché en haut de 612 marches. Le "beau seigneur" est dénudé en signe de renoncement, son visage reste impassible aux cobras qui lui chatouillent les pieds, tandis que des plantent grimpent le long de son corps. Tout un symbole. Ses pieds sont lavés chaque matin, tandis que son corps est lavé entièrement tous les douze ans (c'est la cérémonie du Mahamasthakabhishekha),. La dernière grande toilette a eu lieu en février 2006 : très intéressant car ce sont des bains rituels qui commencent par de l'eau, du lait, puis du safran, des épices, des fleurs, etc. Grand rassemblement jaïne (près de 100 000 personnes par jour !) et très grande ferveur.

Srirangapatna

Ce fût l'une des plus grosses forteresses de l'inde avant que les Anglais ne se fâchent. Les remparts, ceinturant environ 3 km2, restent assez impressionnats, de même que les édifices qu'ils renferment : le temple datant de 894, dédié à Vishnou, et la mosquée avec ses deux minarets.
Les photos sont interdites dans le palais.

Départ pour Mysore, en chemin nous croisons des villageois travaillant dans les plantations de riz, ainsi que les traditionnelles vaches.
Mysore Palace : Le palais du Maharaja en plein centre-ville, toute la ville ancienne est organisée autour. Un des palais les plus extraordinaires de l'inde, qui donne une idée de la folie des grandeurs des Maharadjas d'antan.Inutile de vous charger de votre matos, les appareils photo sont interdits à l'intérieur.
Chaque pièce est une extravagance nouvelle. Miroirs, plafonds en teck de Birmanie sculpté, portes en argent massif, mosaïques de fleurs, marbre incrusté de pierres précieuses, couleurs folles. Il est difficile d'imaginer plus grandiose, plus délirant, plus baroque, plus kitsch.

Chamundi Hill : Le temple de Chamundeswari abrite de splendides portes et statues en argent repoussé. Un autre petit temple avec tête de Shiva en argent surmontée de cabras en or. Ne pas louper, en redescendant vers Mysore, le nandi (taureau) géant, sculpté dans un seul bloc de pierre noire. Impressionnant !

Résidence d'été du sultan Tippu : L'édifice était ouvert sur un portique de colonnes en bois de teck, aujourd'hui gâché par des panneaux verts qui protègent les peintures du soleil. Des fresques très réalistes relatant les batailles ornent les murs du palais. Remarquer le mur couvert de miniatures représentant les palais des maharajas de toute l'inde. D'autres peintures relatent la fin tragique du sultan, tué lors de l'ultime assaut des Anglais pour prendre la forteresse en 1799.

Somnathpur : Un très beau temple dédié à Vishnou, aux sculptures très travaillées. Achevé au XIII siècle, il est parfois considéré comme le point d'orgue de l'art des Hoysala. Enceint d'un mur contenant 64 petites cellules servant d'autels secondaires, le temple est dressé sur une plate-forme en étoile, typique de cette époque, soutenue par de petits éléphants.
Arrivée à Bandipur, nous pouvons observer des éléphants domestiqués et nous avons la chance unique de pouvoir observer un Léopard.
C'est la première fois que notre chauffeur en aperçoit un depuis le nombre d'années qu'il fait le trajet.
La réserve de Bandipur - Mudumalai : Aux portes du Kerala et à cheval sur l'état du Karnataka (où elle est appelée Bandipur) et du Tamil Nadu (qui lui a donné celui de Mudumalai), une réserve au milieu de la jungle. Elle abrite environ 2000 éléphants, 80 tigres, autant de panthères, ainsi que des daims, coyotes, ours, etc.

Ooty
Cette station climatique à 2250m d'altitude fût fondéeau début du XIXe siècle pour accueillir le gouvernement de Madras qui voulait prendre le frais en été. Auparavant, cette région était uniquement habitée par les Todas, peuple tribal assez étrange, vouant une adoration toute particulière aux buffles. Le plus génial est le voyage pour se rendre à Mettupalayam avec ce petit train à vapeur très pittoresque, Nilgiri Mountain Railways, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Ce qui est merveilleux, unique et quasi magique à Cochin c'est la diversité de styles, d'ambiances, de caractères et d'architectures, avec ses
chrétiens, ses hindous, ses juifs, ses musulmans, avec ses 60 castes répertoriées et ses milliers de sous-castes. Celle par exemple, des chauffeurs de Ford, qui n'accepterons pas un verre d'eau d'un chauffeur de Commodore !

Cochin
Chinese Fishing Nets : La chose à voir et à photographier à cochin en souvenir des relations commerciales très anciennes avec la Chine. Ce sont de grands filets de pêche tenus par de longs bouts de bois. Ils se trouvent au nord de Fort Cochin, à l'entrée du port. Assister absolument à la vente de la pêche du matin. Et n'hésitez pas à approcher les pêcheurs; avec un peu de chance, s'ils vous voient intéressé, ils vous expliqueront comment fonctionne leur installation.

Dutch Palace : Les mystères de l'histoire ont baptisé "palais hollandais" cette résidence édifiée par les Portugais en 1658 pour leur gouverneur, avant d'être restituée au roi local. Les Hollandais apportèrent en fait la décoration intérieure. Les murs de certaines salles, à plafond en bois sculpté, sont ornés de peintures murales du XVIIè siècle, dont certaines représentent des scènes du Ramayana, en particulier dans la chambre royale. Ces fresques, très bien conservées, comptent parmi les plus belles de la région.
Photos interdites.

La synagogue : Cette vénérable synagogue, bâtie au coeur du quartier de Mattancherry, est la plus ancienne de l'Inde. Construite en 1568.
Les premiers juifs auraient débarqué sur la côte de Malabar au Ier siècle de notre ère, peu après la destruction du temple de Jérusalem par Titus, en l'an 70. Sur le sol de la synagogue, des carreaux de faïence chinois du XVIIIè siècle, peints à la main et dont aucun n'est semblable.
Les visiteurs belges admireront de magnifiques lustres de cristal du Val-Saint-Lambert, offerts par la communauté juive de Belgique.
Photos interdites.

Kathakali : Danse du Kerala, à la fois danse et mime, interprété uniquement par des hommes. Il n'y a que deux danseurs, mais c'est plus une démonstration qu'un spectacle, à voir cependant.
Assistez absolument à la scéance de maquillage avant la représentation : c'est très coloré. Les explications du directeur de la troupe sont fort intéressantes. Le spectacle se déroule en deux parties. D'abord, l'acteur montre quelques-unes des 500 mimiques qu'il arrive à composer avec son visage. La seconde partie est une représentation d'un passage du Rämäyana ou du Mahä-bhärata.
Un bon conseil : ne pas oublier son flash.
Petite ville animées, typique du Kerala, Allepey est surtout le point de départ pour une croisière absolument inoubliable sur les Backwaters.
La ville, surnommée "petite Venise indienne", n'a rien de particulier mais la présence des canaux en plein centre, outre le fait de compliquer considérablement la circulation, contribue à une atmosphère plutôt agréable. Elle le sera sans doute encore plus lorsque les berges, en cours d'aménagement, se transformeront en promenade fleurie. On pourra alors s'y promener, du centre à la plage et inversément.
Sur la route de Kottayam, plusieurs jardins et et boutiques d'épices, dont les proprios organisent des visites de plantations d'épices. Il est intéressant d'en visiter au moins un.

Ensuite nous avons fait une petite ballade en éléphant
La route pour accéder à Thekkady et à sa fameuse réserve d'animaux est enchanteresse. Elle sillonne au milieu des plantations de thé, d'hévéas, de café, au milieu de paysages de montagne.
A Thekkady - Périyar, l'attraction majeure est la réserve d'animaux, l'une des plus importantes de l'Inde (777 km2). Si le site est joli, pour être francs, on y a pas vu beaucoup de bestiaux.
Nous avons choisi la formule d'une journée avec le bamboo rafting.
La bénédiction de Shiva explique peut-être l'insolente prospérité de cette ville qui fût l'un des grands centre de commerce de l'Inde il y a 1000 ou 2000 ans,en même temps que la plus ancienne et la plus sainte cité du Tamil Nadu.
La ville abrite l'un des temples les plus connus de l'Inde. Incontournable chef-d'oeuvre de l'art dravidien du Tamil Nadu, on passe facilement une demi-journée à visiter cette "cité dans la ville".

Tirumalai Nayak Palace : Construit au milieu du XVIIe siècle, avec l'apport d'un architecte italien. Style indo-mauresque assez particulier. L'intérieur de ce palais ne représente qu'une partie d'un immense bâtiment, aujourd'hui détruit. Seules la grande cour d'entrée et une salle de danse sont visibles. Le palais que vous verrez s'ordonne autour d'une cour à pavillons entourée de hautes galeries à colonnes. Des travaux de restauration ont été entrepris pour redonner des couleurs aux immenses colonnes. Au fond, on peut y voir une copie du trône du roi Tirumalay (l'original est conservé à Chennai). Petit musée dans le Natakasala Drama Hall : statues du XIe au XIIIe siècle, du royaume de Tanjore; et d'autres sculptures plus récentes, datant du XVIe siecle.

Sri Meenakshi Temple : Un des sanctuaire les plus impressionnants de l'Inde avec ses onze hautes tours (gopuram) qui jaillissent au-dessus des toits, hérissées de centaines de statues de divinités. Une débauche ahurissante de sculptures peintes de toutes les couleurs. Le coeur du temple fût construit au XIIIe siècle et les tours furent élevées au XVIe siècle. En parcourant ses innombrables cours et halls intérieurs, on observe maints témoignges de religiosité. Ainsi verrez-vous des divinités criblées de boulettes de ghee ( beurre clarifié), notamment les statues de Shiva et Kali, qui relatent un défi de danse. Shiva aurait gagné le duel avec Kali car il leva sa jambe jusqu'à l'oreille, geste interdit aux femmes, donc à Kali ! Aujourd'hui on jette du ghee sur Kali pour calmer sa colère et sur Shiva pour se porter bonheur. A l'intérieur même du sanctuaire, un tas de marchands proposent les bondieuseries habituelles et quelques produits de l'artisanat local.
Grand carrefour commercial, routier et ferroviaire, voici une ville grouillante et bruyante, car concentrée autour de sa gare des bus. On la visite essentiellement pour son fort qui surplombe la vieille ville, et plus encore pour son exceptionnel sanctuaire situé à 8 km du centre, sur l'îlot de Srirangam. Une cité agitée donc, à l'image de son glorieux passé. Tout le monde voulu s'emparé des lieux; le Chois d'abord, puis les Nayak prirent le pouvoir et y installèrent leur capitale. D'autres leur succédèrent, et ce jusqu'aux Anglais et même aux Français. Bref, ça n'a pas dû être des vacances tous les jours! Les sites à visiter, vraiment remarquables, ne parviennent pourtant pas à rendre la ville attachante.

Srirangam Temple : Sur un îlot, une nouvelle et époustouflante preuve de la façon dont les hindous mélangent le profane et le sacré, leurs dieux - ici Vichnou - et leurs commerces en tout genre.
L'édification de cet ensemble exceptionnel couvre plusieurs siècles. Entamé au Xe siècle, les derniers apports datent de la fin du...XXe siècle!
Le sanctuaire, au centre, est la partie la plus ancienne. Le reste s'est développé petit à petit, tout autour. Différentes dynasties mirent la main à la truelle : Chola, Nayak, Pondiya, Vijaya, Nagara. Il existe trois entrées (sud, nord et est), 21 gopuram (dont trois ne furent jamais terminés) et sept enceintes, complètement imbriquées les unes dans les autres. Les trois premières enceintes sont extérieures au sanctuaire, les quatres autres situées à l'intérieur. En traversant les trois premières murailles, on s'aperçoit que le temple est un véritable lieu de vie. Il abrite un bazar coloré et animé, des boutiques, et des mendiants y ont élu domicile. Le coeur du temple, le golden temple, est interdit aux non-hindous.
Bon en voici les points forts : la visite s'effectue généralement depuis la porte sud. Là, un énorme gopuram, haut de 73 m, vous acceuille.
Il date de la fin du XXe siècle et, comme la plupart des autres, a été ripoliné en 2000 avec un lot de couleurs bien fortes. A partir de la quatrième enceinte, on pénètre dans la partie élevée au XVIe siècle. A l'entrée du large porche, deux grands Yali (dragons): tête de lion, corps de cheval, queue et pattes de vache et trompe d'éléphant. On vous laisse deviner à quel animal appartient le sexe. Aller au View point et grimper sur cette terrasse permet de réaliser la taille de ce temple et d'admirer l'ensemble des enceintes et des gopuram. Toujours au niveau de la quatrième enceinte, petit Art Museum : tout petit musée, abritant pourtant de précieuses collections de sculpures sur ivoire, fort rares. Splendides oeuvres du XVIIe siècle évoquant les principales divinités. Travail étonnant! Plusieurs scènes tendres.
On peut, sur la gauche après le gopuram, admirer le petit temple de Venugopala, le plus beau du complexe, élevé au XIIIe siècle et dédié à Krishna berger, jouant de la flûte. Murs décorés de superbes hauts-reliefs, qu'on peut admirer de près et à hauteur des yeux. Sur le flanc sud, on y voit en vrac une femme timide, une bergère jouant de la cithare, une autre qui danse. Flanc nord, une femme face à son miroir. C'est une des 108 poses de la danse carnatique.
La cinquième enceinte (du XVIe siècle également) abrite sous un vaste mandapa de 212 piliers un temple dédié à Garuda, la monture de Vichnou. Au coeur du sanctuaire, immense sculpure de Garuda justement, auprès de qui les pélerins viennent se faire bénir. On atteint l'entrée du sanctuaire, inaccessible aux non-hindous. Sachez seulement qu'il abrite un Vishnou allongé de 6,40 m, but du pélerinage. Passer derrière le sanctuaire, en le contournant par la gauche. Là, noter la très colorée porte du Paradis, qui n'est ouverte que neuf jours par an. Au bout du couloir qui part en face, à terre, deux traces de pieds et cinq trous pour les doigts. C'est dans cette position, en se penchant vers la gauche, que l'on doit regarder cette porte du Paradis. A proximité, le petit temple de Laksmi (femme de Vishnou), au beau plafond peint. En face de la porte nord, temple de la quatrième Réincarnation ( de Vishnou), avec des fresques du XVIe siècle, repeintes dans les années 1960 (couleurs un peu hallucinantes!). Au niveau de la porte est : ce gopuram, appelé la porte Blanche, est le seul à ne pas avoir été repeint de manière colorée...sinon son nom aurait perdu tous sens. A noter juste à côté le mandapa aux Mille Colonnes ( en fait 953), véritable forêt, absolument fantastique, mais uniquement accessible pendant le VaVaikumda Ekadesi (festival). De l'autre côté, beau mandapa où apparaissent en façade huit colonnes sculptées de chevaux évoquant la dynastie des Vijayana Nagar (XVIe siècle). Huit chevaux dressés, combattant âprement les tigres, symbolisent les musulmans avec qui ils étaient en guerre.
Curieusement, Tanjore n'attire pas foule de touristes... Et pourtant, la population est accueillante et souriante, la ville très indienne sans être oppressante, et le grand temple est un des plus remarquables d'Inde du Sud.
La cité était,avec 90000 habitants, la quinzième plus grande ville au monde en l'an 1000, derrière Constantinople (300000 habitants), Angkor, Bagdad... Du Xe au XIIIe siècle, la dynastie Chola y installe sa capitale. Et si elle développe les arts sous toutes leurs formes (danse, musiquen peinture, architecte...), c'est que la région de Tanjore fut de tout temps le rice bowl du Sud (bol de riz). A l'abri du besoin, ils pouvaient se consacrer pleinement à leur désir, à la culture. Contrairement à certaine autres villes du sud de l'Inde qui ont perdu leur aura d'un glorieux passé, Tanjore est restée d'une grande richesse culturelle. Par exemple, le coeur de la musique carnatique se trouve ici. Pour les amateurs, un grand festival réunit tous les ans, en décembre ou janvier, les meilleurs artistes indiens.

Le temple de Brihadishvara : Une des splendeurs parmi les édifices réalisés sous l'Empire Chola, au Xe siècle. Les Anglais l'appelaient le Big Temple, et il est toujours connu sous ce nom-là. C'est le plus grand empereur de cette dynastie, Rajaraja, qui ordonna sa construction. A l'époque, quelques centaines de personnes peuplaient le temple pour y servir ou amuser les princes et les dieux. Par la suite, grâce à de nombreuses donations et quelques butins grapillés de-ci, de-là, le temple fut encore embelli et enrichi.
C'est, de fait, l'un des plus grandioses qui soient, dédié à Shiva, aujourd'hui inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Superbes pierres blondes (elles viennent de la montagne et furent transportées en bateau par le canal longeant le temple). L'ensemble impressionne par son architecture à la fois massive et raffinée dans ses détails. Il est au centre d'une cour de 241 m X 122 m, cerné par un haut mur d'enceinte couvert de nandi. Deux impressionnants gopuram à l'entrée. Dans la cour, gigantesque nandi sculpté dans un seul bloc de granit. Le temple principal, haut de 66 m, est couvert à sa base d'inscriptions en langue karatha, datant de la période de fondation. Elles racontent et décrivent l'organisation des événements qui se déroulaient dans le temple à cette époque. Sur les flancs du temple, des centaines de panneaux sculptés, ciselés... autant d'oeuvres narrant les aventures épiques des dieux et déesses tels que Durga, Laksmi, Natesa ou Kalanthaka, et évidemmnt Shiva. En pénétrant dans le sanctuaire principal, impressionnante rangée de colonnes à chapiteaux en forme de lions. Dans les chapelles, derrière les grilles, quelques chars de parade. Au centre, l'énorme lingam fleuri de Shiva. Autour du sanctuaire principal, quelques templions. Celui à l'avant est dédié à Parvati, femme de Shiva. A l'arrière, un autre consacré à Ganesh (dans le fond à gauche), édifié au XVIIe siècle. Et puis le Subramanay Temple (au fond sur la droite), de style Vijaya Nagar, particulièrement travaillé, en forme de chariot et tiré par deux chevaux. Sous les arcades de l'enceinte, noter les 252 lingam alignés. D'autres portions d'arcades accueillent des fresques réalisées au XVIIIe siècle.

Gangaikondacholapuram

Dans ce village qu'on gagne par une route champêtre, située à l'ouest de la route principale entre Chidambaram et Tanjore, on découvre un temple digne de faire le détour.

Sri Pragadheswarar Temple : Un temple dédié à Shiva, important par la taille, très peu visité par les touristes étrangers. Edifié au XIe siècle; son architecture pyramidale se révèle particulièrement harmonieuse. Autour, un jardin parfaitement entretenu, véritable havre de paix. Le gros nandi qui protège le temple est largement postérieur à la construction principale. Mandapa richement sculpté, niches présentant Shiva sous diverses formes. Dans une salle au fond, la trinité : Shiva, Uma et Skanda ( ce sont des avatars de Brahma et Vishnou). Dans le sanctuaire, un classique et énorme lingam de 4m.
Nous en sommes à notre dernier jour de circuit et nous nous rendons à Mahabalipuram pour une semaine de repos bien mérité.
Nous avons choisi l' Ideal Beach Resort, très beaux cottages où nous retrouvons toutes les commodités de l'Europe, très surprenant dans ce pays encore plus surprenant...
Le charme du lieu agit par lui-même, beaucoup d'arbres et de plantes bien soignés, une piscine de belle taille, une atmosphère bien cool et détendue.
Annuaire Webmaster